Arrêt temporaire des activités pour la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice

Michel Scarpino | 2 octobre 2026 | 11:39
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Les taxes à l’exportation, la nouvelle taxe de 50 % des États-Unis et la hausse du prix du carburant auront eu raison de façon temporaire de certaines activités de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice.

Selon le directeur général Marc-André Despins, 125 travailleurs au transport de bois ont appris cette semaine qu’ils sont visés par un arrêt temporaire d’un mois. Un arrêt stratégique, pour le directeur général, qui visera à enlever de la pression sur  la liquidité de la Coopérative à un moment où la conjoncture n’est pas favorable. La nouvelle taxe de 50 % du gouvernement américain sur certains produits du bois en provenance du Canada a mis l’industrie à mal. 

Les travailleurs de récolte, de voirie, de mise en forme sont aussi en congé pour deux semaines.

« Ce sont des arrêts qui sont temporaires, stratégiques. Il faut avoir une vision moyen-long terme dans ces périodes de crise-là. Et là, présentement, là, il n’y avait absolument aucun scénario envisageable pour poursuivre à court terme ».

« Ce n’est pas seulement la Coopérative, c’est toute la filière de la Mauricie qui est touchée. Donc, (ce sont) près de 500 emplois, en forêt », évalue M. Despins qui ne s’est pas prononcé sur les répercussions pour d’autres entreprises.

Il ajoutait, par contre, que  la division des travaux sylvicoles, qui arrive en fin de saison, n’est pas touchée par la mesure.

« C’est toutes les autres filiales, que ce soit notre hébergement, les commerces collatéraux. Donc, on revit un peu la situation de l’année dernière, où on avait les blocus, on avait la taxe à l’exportation qui est encore là. Le régime forestier n’a pas eu encore d’avancement majeur. Le projet de loi 11 est venu donner de l’air, on l’a mentionné. Mais, là, ce n’est pas suffisant. Le prix du diesel, il faut absolument qu’il baisse, là, dans les prochaines semaines », lance le directeur général.

Il voit une lumière au bout du tunnel alors que le prix du diesel a commencé à diminuer un peu la semaine dernière. Mais, rappelle-t-il, la Coopérative forestière consomme 80 000 litres de ce carburant, chaque semaine.

Actuellement, les paramètres ne sont pas favorables à une poursuite des opérations. Oui, de l’aide financière a été consentie par le gouvernement du Québec, mais il s’agit de prêts qu’il faut rembourser.

« On a vu le maire, qui a envoyé une lettre au sous-ministre, M. Béland, pour lui décrier la situation.  On a eu des tables de la première économie, on a rencontré des politiciens, on s’est activé à tous les niveaux pour en venir, finalement, que ce n’est pas viable à court terme. Donc, là, il y a un arrêt stratégique temporaire », se désole Marc-André Despins.

Du côté d’Arbec, aucune information de l’entreprise n’était disponible pour le moment.