La ville fait le point sur le futur parc industriel

Michel Scarpino | 30 septembre 2026 | 11:15
Photo Michel Scarpino - Monlatuque.com

Ville de La Tuque a présenté une soirée d’information sur le projet de changement de zonage afin d’agrandir le parc industriel, dans le secteur du Club de ski de fond La Tuque Rouge.

Le maire de La Tuque, Pierre Pacarar a rappelé à la soixantaine de personnes présentes au Centre social municipal que le projet était au stade informatif et non final et que la soirée n’était pas destinée à fournir des détails précis.

La vision du Conseil, a affirmé le maire Pacarar, est née d’un besoin d’expansion pour des entreprises locales et de créer des emplois dans d’autres créneaux que la forêt.  La crise forestière, a-t-il aussi souligné, démontre la nécessité de diversifier l’économie alors qu’Hydro-Québec investit des milliards dans la réfection de centrale hydroélectrique dans la région, amenant les travailleurs par centaines. Le maire a aussi rappelé une donnée de l’étude sur le logement dévoilé le printemps dernier, laquelle faisait état d’un taux d’inoccupation des logements de 0.5 % à La Tuque.

En toile de fond de ce projet, on retrouve la refonte du schéma d’aménagement, dont la dernière version date de 1999. Le maire a souligné qu’il n’est pas prévu dans l’actuel schéma un scénario où une importante usine viendrait s’installer à La Tuque.

Les questions ont été nombreuses dans la salle et plusieurs personnes qui ont pris la parole ont souligné la qualité de la présentation effectuée mardi.

Sur une carte qui a été présentée mardi, on remarque une zone d’agrandissement du parc industriel ainsi que deux zones de conservation dont l’une est situé près de la rivière Saint-Maurice. Un futur quartier résidentiel se glisse entre ces deux zones de conservation dans laquelle on retrouve le lac Rivard. Le maire Pierre Pacarar a parlé d’un avenir lointain comme étant celui où on verrait des résidences être aménagées dans cette éventuel quartier puisque des endroits sont toujours identifiés dans le périmètre urbain de La Tuque pour la construction d’unité de logements. Plusieurs projets sont en cours actuellement. Éventuellement, on viserait une cinquantaine de terrains dans ce nouveau développement résidentiel, s’il venait à se concrétiser.

Un nouvel accès au parc industriel serait aménagé, celui-ci n’irait pas rejoindre le boulevard Industriel qui mène actuellement au Centre Wapan.

« On ajoute une zone tampon forestière dans le zonage qui n’est pas là actuellement, pour préserver la faune et la beauté du lieu.  On ajoute une zone de protection le long de la rivière pour que les citoyens puissent continuer de toujours y avoir accès », peut-on aussi lire dans le document présenté par la ville.

La superficie de l’agrandissement du parc industriel est évalué à 2,5 millions de pieds carrés alors que la question avait été posée en juin à savoir si cet agrandissement du parc industriel ne pouvait pas se faire à l’endroit actuel alors qu’on corrigerait la côte à Ti-Bert, la ville évalue les coûts à 750 000 $ et affirme que techniquement cela serait très complexe. Quant aux terrains qui font l’objet de développement sur le boulevard Ducharme, ils sont dans une zone commerciale, a  rappelé la ville. « Les terrains sont trop petits et la moitié de l’espace disponible est déjà vendue ».

De plus, prétend le conseil municipal, les entreprises qui s’installeraient dans le parc industriel agrandi auraient un accès facile à la voie de contournement.

L’est de la montagne

Le projet a aussi a pour objectif de désigner le secteur de l’est de la montagne où on trouve actuellement des sentiers du Club des 3 raquettes comme une zone récréotouristique non motorisée. « On veut mettre une cloche de verre là-dessus pour dire, dans 15 ans, dans 20 ans, on va y faire des aménagements au fur et à mesure où on en aura besoin, pour mettre du fat bike, du vélo de montagne du ski de fond, du ski de randonnée, de la raquette de la marche », a mentionné Pierre Pacarar.

La ville a souligné que les pistes de ski de fond seront maintenues dans leur emplacement actuel, « sauf une ou deux qu’il faudra reconfigurer ». Toutefois, si le projet de développement résidentiel venait à prendre forme, des pistes de ski de fond seront réaménagées dans la montagne à l’est de la ville. Des membres du club de ski de fond ont d’ailleurs souligné leur inquiétude à ce sujet.

Un utilisateur du club de ski de fond, Dany Bouchard,  a demandé au conseil quelles étaient les alternatives dans le cas où le ski de fond seraient relocalisées sur la montagne.  « Je trouve que le ski de fond est perdu dans tout ça », a déploré M. Bouchard, soulignant aussi le caractère accidenté de ce secteur.

Le maire a répondu qu’il ne peut pas répondre à quel endroit exactement vont passer les sentiers, mais qu’on allait faire quelque chose d’intelligent. Selon ce dernier, il ne coûterait pas des millions pour aménager de nouveaux sentiers. Le maire a répondu qu’il ne peut pas répondre à quel endroit exactement vont passer les sentiers, mais qu’on allait faire quelque chose d’intelligent. Selon ce dernier, il ne coûterait pas des millions pour aménager de nouveaux sentiers. Un autre utilisateur, Gérard Desbiens  soutient qu’il y a une épée de Damoclès sur  les sentiers du club de ski de fond avec ce projet. Un autre utilisateur, Gérard Desbiens  soutient qu’il y a une épée de Damoclès sur  les sentiers du club de ski de fond avec ce projet.

Une zone industrielle lourde a été prévue à l’est de la montagne, là où une grande industrie aurait la possibilité de s’établir.

La ville a souligné que la hauteur des bâtiments tiendra compte des besoins de l’aéroport et que la piste cyclable sera maintenue telle qu’elle. Quelques questions  avaient porté sur ce sujet lors d’une précédente séance d’informations, en juin.

Si le projet de Nayad Aquaculture se concrétise, l’entreprise défraiera sa partie de la conduite d’eau. On cache pas que ce projet occuperait une partie importante des terrains, même si le maire ne peut pas garantir qu’il se réalisera. Les études environnementales sont toujours en cours et le projet est conditionnel à l’obtention du financement.

Parmi les points négatifs soulignés par La Tuque, on identifie le fait qu’on bouleverse des habitudes et que l’événement Sandtrap de la Fédération des motocyclistes de sentier du Québec, qui accueille des milliers d’adeptes, devra être déplacé. La ville a assuré qu’elle allait travailler pour trouver un autre endroit. 

On ajoute aussi de la circulation dans ce secteur. « Ce sont tous des éléments auxquels nous pouvons trouver des solutions de rechange en travaillant ensemble sur le projet ».

Les services de santé 

Alors que des craintes ont été exprimées quant à la pression qu’amèneraient davantage de résidents latuquois sur les services de santé, Ville de La Tuque croit qu’au contraire, cet état de fait permettrait d’obtenir davantage de services en  en réduisant les coûts.

La suite des choses ?

Le conseil affirme qu’il tiendra compte des opinions exprimées au cours de la séance de mardi afin de déterminer s’il poursuit la démarche. Un suivi sera fait à l’assemblée publique d’octobre.

Une vue de l’aspect probable de ce nouveau développement industriel