Une première membre Léo-Lions au Club de La Tuque

Michel Scarpino | 23 octobre 2026 | 06:08
Dans l’ordre habituel , on reconnaît Denyse Desgagné, André Faucher, Eva Marceau, Huguette Cadorette, Renée-Claude Girard et Jacquelin Rioux du club Lions. Photo Micel Scarpino - Monlatuque.com

Le terme est un néologisme au sein des clubs Lions, mais celui de La Tuque compte depuis peu une membre Léo-Lions. Eva Marceau, une Latuquoise de 18 ans, est la première membre issue du club jeunesse Léo à accéder à la fois au groupe des jeunes et des adultes. Elle a commencé à s’impliquer à la première secondaire au sein du club Léo de La Tuque, cette branche jeunesse du club Lions.

Eva Marceau aura consacré toute sa période du secondaire à aider les autres avec ses compagnons et compagnes du club Léo.

Pourtant, sa première année d’implication n’a pas été la plus facile, puisqu’elle devait composer avec la période de confinement imposée par la COVID-19, ce qui empêchait les activités habituelles du club. Son défi aura été de garder le plus de personnes possible au sein des Léo, en période de pandémie. Puis, une fois cette période terminée, les activités normales ont repris leur cours.

« Les gens n’avaient plus nécessairement envie de sortir, de venir aider.  Donc, ç’a été difficile par la suite de récupérer tous nos membres. Puis, ç’a été un peu mon travail, quand je suis devenue présidente, de récupérer tout ce beau monde-là, trouver de nouvelles personnes pour nous aider », affirme Eva Marceau, qui a constaté que le groupe est très soudé.

Une fois la période de la pandémie terminée, les jeunes ont pu reprendre la mission première du club Léo, soit l’aide à des organismes comme la Coopérative ETC, la Centrale alimentaire ou la Source. « On allait faire des activités avec eux. On a fait des bricolages, des jeux de société aussi ».

Une des activités qu’elle aura préférées aura aussi été la récolte de denrées pour la Guignolée et la confection de cartes de Noël pour les gens qui habitent en résidence pour personnes retraitées. « Quelquefois, on reçoit des nouvelles. C’est vraiment le fun de pouvoir avoir des réponses. On se rend compte qu’on ne fait pas ça pour rien, puis que les gens sont vraiment contents de recevoir ça durant le temps des Fêtes ». 

Qu’est-ce qu’on retire à donner autant à ces personnes qui en ont besoin ?  » Je commencerais par dire que j’étais quelqu’un de vraiment introverti, quand je suis arrivée chez les Léo. Puis, au fil des années, j’ai réussi à m’assumer un peu plus avec mon niveau d’éloquence, au niveau de mon implication aussi. Ça me permet aussi de dire que ces ressources-là, je les connais », témoigne Eva Marceau.

« Ça permet à nos jeunes d’être en contact avec des adultes de divers niveaux. Aux Bâtisseurs, les gens sont expansifs, ils racontent, ils sont très, très vivants. Puis quand ils accompagnent les Lions au bingo, les gens sont plus en perte d’autonomie. On fait plus à leur place, parce qu’on les accompagne pour le bingo. Les jeunes, quand ils viennent également à la centrale alimentaire, découvrent d’autres métiers aussi », explique Huguette Cadorette, conseillère responsable Léo. 

Ce qui lui fait ajouter avec fierté que quatre des jeunes qui ont été honorés dans les cinq derniers galas de la soirée Cœur & Passion étaient des membres Léo.

Eva Marceau en fait partie. Mme Cadorette confie d’ailleurs qu’Eva a autant d’aisance avec les jeunes, quel que soit leur âge.  » C’est ce que j’ai apprécié beaucoup d’Eva. Son accueil, sa chaleur humaine, les jeunes allaient facilement vers elle », ajoute Mme Cadorette. 

Devant autant d’empathie et d’empressement à venir en aide aux autres, on ne s’étonnera pas qu’elle ait débuté une formation collégiale en travail social.

Aussi, on se rappellera que La Tuque a fait figure de pionnière avec l’arrivée du club Léo qui a été la toute première branche jeunesse à naître dans l’environnement des Lions, en 2017. 

D’ailleurs, c’est devant l’implication de sa fille Eva que Denyse Desgagné a décidé elle-même de faire le saut dans le bénévolat en devenant membre Lions. Elle entame sa deuxième année en tant que conseillère Léo pour s’impliquer, elle aussi, envers les jeunes. L’autre fille de Mme Desgagné, Heidi, s’implique aussi chez les Léo.

Depuis 1970

Depuis 1970, les gens de différentes générations se retrouvent sous l’emblème des Lions sous deux objectifs : fraterniser et servir la communauté avec l’aide aux personnes aînées, la jeunesse, la vue, le diabète et l’autisme.

Les activités des Lions se financent via différentes campagnes de financement, dont celle des Meilleurs hot-dogs en ville, alors que les membres Lions sont en mode cuisine, en juillet. En plus des gâteaux aux fruits, effectue un barrage routier et apporte leur soutien au festival de chasse de La Tuque.

Uniquement des retraités ?
Une fausse croyance porte à croire que ce ne sont que des retraités qui ont le temps de s’impliquer au sein du club Lions. « Quand j’ai commencé dans les Lions en 2014, j’étais sur le marché du travail à temps plein. J’avais deux enfants, mais je voulais m’impliquer. Je le faisais la mesure du temps que j’avais à donner « , observe Renée-Claude Girard, première vice-présidente.

Maintenant retraitée, celle-ci est en mesure d’offrir davantage de temps, mais le club de 53 membres a toujours respecté sa disponibilité.

Des soupers festifs

Les personnes qui sont déjà allées à des activités du club Lions savent que les soupers ont une période non sérieuse, où la taquinerie est de mise.

Le président, André Faucher, relève d’abord la question du sentiment d’appartenance :  » C’est une famille, en fin de compte ».

Le lionisme existe puis 100 ans : « Actuellement, on est 1,5 million de membres à travers le monde. Il y a 42 000 clubs qui existent. On est représenté dans 210 pays.  On est le seul organisme qui est reconnu à l’ONU. Ils se sont même servis de notre constitution pour établir la leur », soutient fièrement le président.

Les Lions sont toujours en mode recrutement. « On recrute, mais il y a des gens qui viennent vers nous aussi », affirme Renée-Claude Girard.

Le mot de la fin revient au doyen, Jacquelin Rioux, qui explique que c’est le désir d’aider les autres qui le pousse à s’impliquer même après plus d’un demi-siècle.  « Quand on commence à aider le monde un peu partout, on en fait profiter tous les jours. Il y a toujours quelqu’un qui demande un conseil, qui demande de l’aide. On est là tous les jours pour aider. J’aime faire ça, j’aime aider les autres ».