Le Conseil d’agglomération de La Tuque demande au MTQ de prendre en charge l’entretien de la route 25 entre Wemotaci et Parent
Route forestière (photo à titre indicatif) Depositphotos Le conseil d’agglomération de La Tuque veut que le ministère des Transports prenne en charge l’entretien de la route 25 à partir de l’embranchement vers Wemotaci jusqu’à Parent.
La demande a été officiellement faite à l’occasion de l’assemblée du conseil d’agglomération. On expliquait que cette demande couvrira la période où l’industrie forestière n’est pas en mesure d’assurer l’entretien de ce tronçon de plus de 75 km.
Actuellement, le MTQ entretient la route 25 de La Tuque jusqu’à Wemotaci et assure également celui du lien entre Parent et Mont-Laurier. Dans sa résolution, le conseil d’agglomération précise que la route forestière 25 revêt une importance vitale et stratégique pour le transport des denrées de base, des médicaments et des ressources essentielles. Des villégiateurs, pêcheurs ainsi que des travailleurs du secteur de Parent l’empruntent régulièrement. On soulignait qu’il existe une différence de 98 km avec la route 10 vers Parent comparativement à la route 25.
De plus, la route 10 qui a fait les frais des inondations de l’été dernier, a été coupée à la circulation et c’est par la route 25 que plusieurs ont pu circuler, n’a pas manqué de rappeler le conseil d’agglomération.
« En tant que corridor essentiel permettant le déploiement des équipes de la sécurité civile d’Hydro-Québec et des services paramédicaux, la fermeture complexe de l’axe a forcé les services de santé à planifier des évacuations par hélicoptère de secours vers les milieux hospitaliers pour toute urgence médicale majeure, peut-on lire dans la résolution adoptée par le Conseil d’agglomération », précise la résolution adoptée mardi. On souligne aussi que ce chemin multi-usage est une artère industrielle majeure pour l’industrie forestière.
Le maire Pierre Pacarar a précisé que l’agglomération reçoit de l’argent de la part du gouvernement du Québec pour l’entretien de la route 10. « Mais on ne fait pas d’argent avec ça. On ne reçoit pas les sommes qui couvrent les coûts d’entretien, hiver et été. Par contre, il y a beaucoup de gens qui ont des chalets et qui habitent le coin ».