La ville demandera un rehaussement du km 97 la route 155

Michel Scarpino | 19 août 2026 | 07:47
Photo capture d'écran Facebook

Ville de La Tuque va demander au ministère des Transports de rehausser la route 155, au km 97, en octobre. C’est ce qu’a fait savoir le maire de La Tuque, Pierre Pacarar alors qu’il faisait le point sur la situation au niveau des inondations qui ont frappé la Haute-Mauricie au début du mois d’août, lors de l’assemblée du conseil d’agglomération.

On sait que le ministère des Transports et de la  Mobilité durable a dû rehausser la route de façon temporaire alors que l’eau se retrouvait sur la chaussée. Le maire a rappelé qu’en moins de 10 ans, trois épisodes du même genre sont survenus et ce type d’événement est de plus en plus rapproché.

« Tant qu’à avoir dépensé encore de l’argent à mettre du gravier, puis à l’enlever, puis à le remettre, puis à l’enlever, c’est sûr qu’on va demander au MTQ de faire ça de façon permanente pour qu’on ne perde pas notre lien routier ».

La route 25

La Tuque va aussi demander la dévolution de la route 25 entre les km 103 et 175, soit entre les secteurs de Wemotaci et Parent. Lors de la fermeture de la route 25 en direction de La Tuque, les gens de Wemotaci qui avaient à se rendre dans un grand centre pour des raisons médicales auraient dû emprunter la route 25 vers Parent pour ensuite accéder au secteur de Mont-Laurier. Cette portion de la route 25 est entretenue par les forestières.

«Donc, nous, ce qu’on veut, c’est s’assurer que ce lien routier soit toujours dans un état acceptable. Donc, on veut faire comme sur la 10, où il y a une dévolution. Québec nous donne de l’argent », ajoute M. Pacarar.

Il évalue à 200 000$ ce que la ville injecte pour la route 10. « On a ce qu’il faut pour s’en occuper, il s’agit juste d’avoir les sommes qui nous soient octroyées. Donc, en temps normal, sur la 10, ce sont des forestières qui s’en occupent, quand elles ne sont pas là, c’est ville de La Tuque, on ferait la même chose sur la 25 ».

Les associations de villégiateurs

Dans son bilan, le maire a rappelé la position de la ville en lien avec des villégiateurs qui sont restés pris en forêt en raison des chemins brisés par les inondations. Évaluant à 1,6M$ le montant que la ville redistribue à des associations de villégiateurs via trois programmes, M. Pacarar a affirmé que la ville ne peut pas venir en aide financièrement à des individus qui n’ont pas formé une association. La ville a toutefois offert ponctuellement d’évacuer des gens en situation d’urgence qui devaient absolument quitter la forêt. Quelques personnes avaient fait part de leur mécontentement sur les réseaux sociaux face au fait que la ville ne pouvait pas leur venir en aide. «Ce n’est pas à dire que les gens qui sont allés sur Facebook ne sont pas corrects, mais les gens qui ne font pas partie d’associations et qui avaient été avisés dans le passé de bien vouloir se former en association, c’est triste, mais il aurait fallu que ça soit fait avant. Donc, on se comprend que là-dedans, il y a une part de responsabilité des gens», lance le maire de La Tuque.

La ville effectuera un inventaire de tous les dommages qui ont été causés sur son territoire l’automne prochain et évaluera l’argent qui sera disponible au niveau des subventions : «À ce moment-là, on va regarder, par rapport aux demandes, ce que la ville peut faire. On se comprend que la ville n’est pas l’assureur des gens en forêt».

La communication

Malgré le travail en communication effectuée durant ces inondations intenses, le maire reconnaît que la ville a eu des ratés. On l’a également observé du côté de la route 155 où des automobilistes ont attendu entre 4 et 7 heures.

« La responsabilité de ça, c’est le MTQ et c’est la Sûreté du Québec au niveau des communications, mais on se rend bien compte que dans ce genre de situation-là, d’urgence, ils sont incapables de tout faire ».

La Tuque effectuera une revue des événements et voir comment informer les gens qui font la file sur la route beaucoup plus tôt sur le temps d’attente avant de pouvoir parvenir à destination.