Tarifs | le secteur forestier espère un dénouement positif

Michel Scarpino | 18 août 2026 | 14:27
Marc-Andre-Despins, Directeur général de la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice. Photo courtoisie

Tout comme plusieurs secteurs de l’économie, le milieu forestier de La Tuque se croise les doigts à quelques heures de l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs de l’administration Trump. Mais les tarifs du 19 août risquent d’avoir peu d’incidence sur la Haute-Mauricie.

Le directeur général de la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice, Marc-André Despins, l’avoue d’emblée, le portrait est assez complexe. Il a rappelé que 35 % de taxes à l’exportation sont actuellement exigées pour des produits du bois alors que le Canada a en réserve 10 G$ en droits compensateurs et antidumping. 10 % de droits ont aussi été ajoutés par l’administration Trump.

« L’ajout de 50 % ça serait sur d’autres produits, ça ne serait pas sur le bois scié, de ce qu’on entend (…) Ce serait sur des produits à valeur ajoutée, des produits de pâte et papier, d’autres types de produits issus de l’industrie forestière », résume M. Despins.

Comme plusieurs, celui-ci espère un dénouement positif cette semaine, puisque l’industrie forestière a déjà suffisamment pâti au fil des dernières années. « Déjà à 45 % (de droits) on le dit, présentement les investissements, il n’y en a pas. Les scieries roulent quand même au ralenti, c’est de l’argent qu’on n’a pas pour innover ».

Il n’y a pas que du négatif. Marc-André Despins a rappelé l’adoption récente du projet de loi 11 qui permettra un projet pilote dans la gestion territoriale en collaboration avec le  Conseil de la Nation Atikamekw dans la Haute-Mauricie. Alors que les blocus forestiers ont fait la manchette dans les dernières années, cette année, ce sont les soubresauts de Dame Nature avec les inondations importantes des dernières semaines qui ont marqué une partie de la période estivale.

« Je dirais quand même, la conjoncture, les scieries, on est quand même chanceux en Mauricie. Les scieries du Groupe Arbec sont en opération. Par contre, il y a pas de de folie à faire. Il y a beaucoup, beaucoup de ralentissement partout au Québec ».

Quant à la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice, les activités fonctionnent à pleine capacité, notamment grâce à un important contrat avec le groupe Arbec. La coopérative s’est aussi diversifiée avec une ouverture d’un camp forestier qui fonctionne bien également.