Rupture des négociations pour les chargés de cours de l’UQTR

Louis-Philippe Harnois-Arel | 21 octobre 2026 | 06:33
Le CNIMI situé sur le campus de l'UQTR au campus de Drummondville. (Crédit photo : Louis-Philippe Harnois-Arel, Arsenal Media)

Le syndicat des chargés de cours de l’UQTR a rompu les négociations de renouvellement de sa convention collective et réclame l’intervention d’un médiateur-conciliateur du ministère du Travail du Québec ce mardi 20 octobre en matinée.

Il dénonce un « manque chronique de volonté de progrès de la partie patronale ».

Le contrat est arrivé à échéance le 30 avril 2025. Les pourparlers, entamés en mars précédent, durent depuis plus de 19 mois.

La centrale aurait déposé l’ensemble de ses demandes normatives depuis plusieurs mois et serait en attente d’un retour de la direction sur plusieurs points en restant campée sur ses propres revendications, qui feraient reculer les conditions de travail de plus de 20 ans selon la SCFP.

« Plus rien n’avance depuis juin 2026. Après un arrêt de trois mois pendant la saison estivale, quelques rencontres ont eu lieu et un membre influent du comité patronal est presque systématiquement absent. Malheureusement, cela illustre le peu d’importance que l’UQTR accorde à ses chargés de cours », de commenter Lucie Lorrain, présidente du Syndicat des chargés de cours de l’UQTR (SCCUQTR), section locale 2661 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Pour le syndicat, l’université s’attaque à ses employés à statut précaire qui prodiguent plus de 65 % des cours de l’institution.

« La direction de l’UQTR semble oublier que sans chargés de cours, la diplomation d’un nombre important d’étudiants est grandement compromise. Sans nous, il n’y pas de cours, pas d’examens, pas de diplômes, c’est aussi simple que cela », conclut Lucie Lorrain.

Le SCCUQTR-SCFP 2661 compte environ 1100 membres, dont quelque 800 travaillent durant une année scolaire donnée. En plus du campus principal de Trois-Rivières, ils donnent des cours aux campus de Drummondville, Québec, L’Assomption, Longueuil, Joliette et Terrebonne. 40 % des membres occupent un autre emploi.