La pénurie de médecins de famille s’aggrave en Mauricie et au Centre-du-Québec
(Image d'illustration Depositphotos) La pénurie de médecins de famille s’est accentuée au cours des dix dernières années en Mauricie et au Centre-du-Québec. Selon un portrait régional publié en septembre, il manquerait 132 médecins de famille pour répondre aux besoins estimés de la population des deux régions.
L’Association des médecins omnipraticiens des Bois-Francs (AMOBF) a tenu son assemblée générale annuelle, jeudi, au Club de golf Victoriaville. Les discussions ont notamment portées sur les enjeux de santé dans la région, comme la pénurie de médecins, et les importants défis d’accès aux soins.
Les données présentées jeudi, tirées du ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS), indiquent que les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec comptent 563 médecins de famille en 2026, alors que les besoins sont évalués à 695. L’écart représente 19% des effectifs nécessaires.
La situation s’est détériorée depuis 2016. À cette époque, les deux régions comptaient 547 médecins de famille, pour des besoins estimés à 625. Le manque était alors évalué à 78 médecins, soit un écart de 12,5%.
Une population vieillissante
Le portrait met également en évidence la croissance de la population âgée de 70 ans et plus. Celle-ci est passée de 75 115 personnes en 2016 à 110 320 en 2026, une augmentation de 46,9%, soit 35 205 personnes supplémentaires.
Cette évolution démographique s’ajoute aux défis liés aux effectifs médicaux.
Les données du MSSS souligne aussi que 6% des médecins de famille de la Mauricie et du Centre-du-Québec avaient 65 ans et plus en 2026, ce qui correspond à 34 médecins.
Des besoins qui dépassent les effectifs
Les données illustrent un écart grandissant entre le nombre de médecins de famille en poste et les besoins estimés dans les deux régions. Alors que les effectifs ont augmenté de 16 médecins entre 2016 et 2026, les besoins estimés ont progressé de 70 médecins.
Le portrait s’appuie sur la méthode de répartition des effectifs médicaux du ministère de la Santé et des Services sociaux, ainsi que sur les perspectives démographiques de l’Institut de la statistique du Québec pour la période de 2016 à 2026.