Agrandissement du parc industriel | des fondeurs souhaitent que la ville renonce à aménager un quartier résidentiel
Une carte illustrant ce à quoi pourrait ressembler le futur prolongement du Parc industriel. Des skieurs de fond demandent à la Ville de La Tuque d’abandonner le volet résidentiel de son projet d’agrandissement du parc industriel près de la rue Marie Rollet et des installations act,uelles du Club de ski de fond La Tuque Rouge.
Dans une lettre signée par une centaine de personnes, sous l’initiative de Gabriel Anctil et Gérard Desbiens, le groupe affirme qu’il accueille favorablement le projet d’agrandissement du parc industriel, mais que si la ville suspend le projet résidentiel, cela donnera le temps nécessaire de trouver une solution de relocalisation réaliste. L’établissement d’un quartier résidentiel dans ce secteur priverait les amateurs de ski de fond de plusieurs sentiers, dont des pistes d’entrainement. On sait que ce projet de quartier résidentiel est situé dans le secteur du lac Rivard.
« Au cours de l’assemblée d’information qu’a tenue la ville, on a appris que le projet de pisciculture Nayad, si ça se réalise, viendrait aussi entamer une partie de nos pistes, plus près du Centre Wapan », mentionne Gérard Desbiens.
On soutient que le secteur de la montagne est actuellement occupé exploité par le Club des 3 raquettes et que l’espace disponible y est insuffisant pour accueillir les activités de ski de fond. La Tuque rouge estime que le relief rend l’aménagement de piste difficile alors qu’il n’y aura pas de piste de plat.
« Elles sont indispensables pour les jeunes familles, les débutants, les écoles et notre importante clientèle de personnes aînées. Relocaliser l’ensemble de nos activités en montagne élimine cette offre essentielle. Le ski de fond de niveau intermédiaire ou expert en milieu montagneux ne répond pas aux besoins de la grande majorité de nos membres actuels » peut-on lire dans une lettre qui a été publié sur le web.
« La montagne est ceinturée par un patchwork de lots privés et de terres de l’État, limitant grandement les droits de passage actuels. De plus, les coûts d’ingénierie, de déboisement, de nivellement et d’homologation de nouvelles pistes de ski de fond en montagne se chiffrent en centaines de milliers de dollars. Notre club n’a pas les ressources financières pour absorber ces coûts engendrés par une décision municipale unilatérale », écrivent également les amateurs de ski de fond.
Ville de La Tuque avait mentionné que l’horizon pour l’aménagement d’un quartier résidentiel dans ce secteur était lointain. Les amateurs de ski de fond ont tenu à faire parvenir la missive à la ville en vue de la prochaine assemblée du Conseil municipal qui aura lieu le 20 octobre, au cours de laquelle les élus devraient donner plus de détails sur l’orientation de ce projet.