Projection de films du Wapikoni mobile
Photo Pexels Six films réalisés par des Atikamekw avec le studio de création mobile du Wapikoni seront présentés ce lundi soir, à la salle Belcourt de l’École Centrale. Il s’agit de créations d’artistes locaux.
« Pendant un mois, on a accompagné des gens des Premières Nations, jeunes et moins jeunes, en fait, pour réaliser leur première création, pour la majorité. Donc, ce soir (lundi), on a vraiment une belle projection, assez hétéroclite, on a des vidéoclips, des documentaires, on a un film de fiction également », résume Maxime Girard, du Wapikoni Mobile.
On verra des courts-métrages d’une durée entre 4 et 6 minutes. La douzaine de personnes qui a réalisé des films provient de La Tuque, Opitciwan et Wemotaci.
Angelia Chachai, Antho Weizineau Labonne, Wactan Petiquay Quoquochi, Lucie-Geneviève Petiquay, Sikonik Dubé ainsi que Jacques Newashish sont les réalisateurs.
Les portes ouvriront à 18h30 alors que les projections débuteront à 19h. L’entrée est gratuite. Des collations seront servies gratuitement.
Depuis 2004
Canouk Newashish, un atikamekw qui vit à La Tuque, travaille au Wapikoni Mobile depuis 2004. Il est aujourd’hui cinéaste mentor. On le voit parfois, caméra à la main, capter des événements importants qui concernent les atikamekw. Le Wapikoni se promène à travers les différentes communautés et villes où on retrouve des autochtones afin de permettre aux artistes de créer des films.
« C’est parfois pour qu’on puisse entendre la voix des personnes qui ont de la misère à s’exprimer, en fait », résume Canouk Newashish. Il est reconnaissant envers le studio mobile qui lui a permis d’apprendre sur le terrain le métier qui le passionne aujourd’hui.
Il aime partager son savoir : » Des fois, c’est moi qui le fais, oui, c’est sûr (le montage des films sur vidéo). Mais des fois, je leur montre comment ça fonctionne, parce que c’est comme ça que j’ai appris ».
Une trentaine d’employés comptent parmi des effectifs du Wapikoni alors que chaque studio mobile en mobilise trois, soit deux cinéastes mentor et un intervenant qui agit sur le terrain.
Mais des projets sont ceux des participants. « La scénarisation, l’idéation de leur projet, que ce soit trouver les lieux, trouver les acteurs, que ce soit faire la prise de vue, le son et ensuite participer au montage également », ajoute Maxime Girard.
Mentionnons que le Wapikoni a réalisé 1600 films depuis 2004 mettant en valeur le talent de cinéaste autochtones.