Le projet de Parc industriel près du Club de ski de fond suscite inquiétude et questionnements
Le président du Club de ski de fond La Tuque rouge, Yves Greffard. Photo Michel Scarpino - Monlatuque.com Le projet d’agrandissement du parc industriel près des installations du club de ski de fond La Tuque rouge a suscité beaucoup de questions au terme d’une assemblée de consultation présentée lundi au Centre social municipal.
Près d’une soixantaine de personnes étaient présentes à cette assemlée.
On a appris qu’un nouveau boulevard serait aménagé dans une nouvelle zone industrielle le long de la piste de l’aéroport municipal, dans un secteur où actuellement, ce pratique du ski de fond dans un endroit où il n’y a pas de dénivelé, qui est particulièrement apprécié par les personnes âgées ainsi que celles qui apprennent les rudiments du ski de fond.
Cette nouvelle zone industrielle n’a pas pu être délimitée en longueur et en largeur par la ville lors de l’assemblée de lundi, mais on lui attribuait une superficie totale d’un peu plus de 222 000 m². On précisait au cours de l’assemblée de lundi que c’est dans ce secteur qui a été effectué une coupe d’arbres, et où on retrouve également des sentiers sans dénivellation.
Une zone tampon suivrait à l’ouest dans lequel se retrouveraient les sentiers du club de ski de fond, tout juste avant une autre zone classée résidentielle, qui pourrait servir pour un éventuel développement domiciliaire.
On ne parle plus de déménager le club dans la montagne à l’est de la ville. Le président du club de ski de fond, Yves Greffard, évalué à trois le nombre de pistes perdues avec ce projet. Il pense qu’il sera possible d’utiliser un tronçon sur un plateau pour aménager une piste sans dénivellation. De plus M. Greffard a réitéré qu’il n’y aura aucun changement pour la prochaine saison de ski de fond.
Un de ceux qui ont fait part de leur inquiétude est Gérard Desbiens. Cet amateur de ski de fond a proposé de faire de la zone résidentielle visée une zone pour parcs qui permettrait de garantir des sentiers pour La Tuque rouge.
L’assemblée n’a pas permis de déterminer quels seraient les coûts du projet. Au cours de l’assemblée, le directeur général de ville de La Tuque, Jean-Sébastien Poirier, a confirmé qu’un entrepreneur serait intéressé à s’établir dans ce secteur. Le problème du parc industriel actuel est la côte qui est difficile à monter pour certains véhicules. Le projet vise aussi à rapprocher les entreprises de la voie de contournement.
Les prochaines étapes
Le conseil municipal de La Tuque pourrait adopter le 2e projet de règlement de zonage et de plan d’urbanisme son assemblée mardi 21 juillet les choses pourraient changer, si les élus décident de diminuer la cadence.
Les personnes habiles à voter
Il faudra une douzaine de signatures des personnes habiles à voter afin de demander la tenue d’un registre et plus tard un référendum. Selon les informations fournies par ville de La Tuque, les personnes habiles à voter sont des résidents des zones concernées et contiguës, soit du secteur de la rue Nérée-Beauchemin, Chapleau, Fauteux et de la rue Bourassa, sur la rive ouest de la rivière Saint-Maurice.
Des personnes présentes ont également signalé leurs inquiétudes face à la hauteur des éventuels bâtiments pouvant être érigés dans cette zone, où des arbres ont été coupés afin de permettre le vol aux instruments à l’aéroport municipal.
À la toute fin de l’assemblée, une résidente, Gabrielle Anctil, a demandé au conseil de ville de ralentir le processus devant le manque de précisions quant aux coûts, au nombre de voteurs qui pourront se prononcer pour la demande de la tenue d’un registre, notamment.
Par ailleurs, ville de La Tuque a confirmé que les coûts d’aménagement d’une conduite d’eau pour Nayad Aquacuture seraient aux frais de cette entreprise. La ville pourrait toutefois profiter de cette installation afin de fournir de l’eau aux entreprises qui s’installeraient le long de ce nouveau boulevard.
L’assemblée citoyenne a-t-elle permis de répondre aux questions ? Pas pour Gérard Desbiens. «Plus ou moins, parce qu’on ne sait pas les coûts du projet, on ne sait pas les largeurs prescrites, on ne sait pas la hauteur qui va être permise. J’ai soulevé le point, justement, parce que moi, je trouvais ça très désolant quand, à cause de Transport Canada, ils ont été obligés d’élargir la piste. Là, on apprend aujourd’hui qu’ils n’auraient peut-être pas été obligés d’aller aussi loin, mais ils sont allés. Ç’a eu un impact négatif pour nos enfants et nos personnes âgées qui sont plus craintives de descendre des côtes. Celui-ci n’a pas manqué de souligner que les bénévoles ont accompli plus de 50 ans de travail pour toutes les infrastructures du club de ski de fond.
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