Le communautaire à boutte veut se faire entendre

Michel Scarpino | 25 mai 2026 | 10:33
Photo courtoisie

Devant le peu de développements découlant de sa vaste mobilisation, le mouvement Le communautaire à boutte a poursuivi ses actions en vue de se faire entendre par le gouvernement du Québec.

Des représentants d’une douzaine d’organismes se sont réunis devant le bureau de la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, lundi matin.

«(On veut demander) effectivement qu’il y ait une rencontre avec Mme Tardif pour qu’elle puisse nous signer la demande de résolution comme quoi elle nous soutient pour qu’il y ait une table de négociation avec le gouvernement », explique Melody Terter, directrice du Centre d’activités populaires et éducatives.

Elle ajoutait qu’à part une rencontre avec le cabinet de la Première ministre, aucun développement n’est survenu dans les dernières semaines.

Le financement des organismes communautaires est au cœur de cette action du mouvement provincial. Aussi, d’autres mouvements auront lieu dans les prochaines semaines.

« Ce qu’on demande, c’est de la reconnaissance, un financement à la mission », détaille également Mme Terter.

«Ce qu’on veut aussi faire entendre à la population générale, c’est que oui, le gouvernement nous annonce notre subvention à la mission, mais ce n’est pas du nouvel argent qu’il nous donne. Si on prend les groupes en défense collective des droits, oui, notre demande de financement a été acceptée, mais c’est gelé pour une période de deux ans. Donc ce que ce que ça veut dire, c’est qu’on n’a pas d’indexation pendant les deux années à venir», ajoute Nancy Giroux, directrice du Comité de défense des droits sociaux.

D’autres mouvements de manifestations auront lieu les prochains lundis.