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Foresterie | où en est-on un an plus tard ?
On reconnaît Carolane Côté, directrice générale de la CCIHSM, Alex Marchand, conférencier, Manon Côté, présidente de la CCIHSM, Marc-André Despins, conférencier, de même que Stéphanie Armstrong-Morissette et Gilles Renaud, de la SDC du Haut-Saint-Maurice. Photo Michel Scarpino - Monlatuque.com Le directeur général de la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice, Marc-André Despins et le directeur des opérations forestières chez Forélie, Alex Marchand, ont dressé un portrait de l’industrie forestière, un an après une conférence qu’ils avaient prononcée sur le même sujet l’an dernier. L’événement Forêt sous tension s’est déroulé sous l’égide de la Chambre de commerce et d’industrie et la SADC du Haut-Saint-Maurice.
D’entrée de jeu, Marc-André Despins a mentionné que l’industrie est en attente de l’adoption du projet de loi 11 qui doit donner le feu vert à un projet pilote de gestion régionale de la foresterie à La Tuque.
Il mise sur plusieurs allégements pour l’industrie forestière comme la rente, l’abolition du bureau de mise en marché du bois, l’amélioration du système de redevance et l’abolition de la taxe carbone.
L’industrie attend donc l’adoption du projet de loi qui doit se faire avant la date butoir du 13 juin.
Le principal élément qui marquera ce projet de loi, selon lui, sera la gestion territoriale avec les Premières nations.
Un élément qui n’était pas présent l’an dernier, la hausse du prix de l’essence, cause des maux de tête à de nombreux entrepreneurs forestiers en raison de la guerre en Iran, même si en Haute-Mauricie, on compte sur la proximité des usines.
Les forestiers sont résilients, affirme Alex Marchand. Aussi, ils travaillent depuis un an à trouver des solutions.
M. Marchand insiste sur les prochains défis découlant de l’adoption de la loi 11 : il faut redorer l’image de l’industrie forestière pour intéresser des jeunes à prendre la relève. L’industrie doit aussi protéger sa base, son tissu entrepreneurial et s’assurer d’une meilleure prévisibilité. Elle devra aussi travailler sur les débouchés pour les sous-produits de la forêt.
Pour Marc-André Despins, le sujet de la première économie devrait inévitablement s’inviter dans la prochaine campagne électorale provinciale : «On le sait, la forêt, c’est un investissement à long terme. La politique, c’est souvent une vision à court terme. Il faut faire comprendre à ces gens-là l’importance de notre ressource qui est renouvelable».
Les enjeux sont donc très importants pour la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice, avec ses 180 emplois et Forélie, qui comptabilise en tout 240 emplois, en incluant les sous-traitants.