Vaste exercice de sécurité civile à La Tuque
Les réservistes de la RIUSC ont dégagé un chemin près de l'Écocentre, simulant une tempête majeure qui venait de se produire. Photo Michel Scarpino - Monlatuque.com Une centaine de réservistes et de responsables de la Réserve d’intervention d’urgence en sécurité civile (RIUSC) ont convergé vers La Tuque, samedi et dimanche, pour un exercice qui a constitué une première au Québec. Monlatuque a pu assister à une partie de l’exercice, samedi.
Les réservistes bénévoles, assistés de la Croix-Rouge et de la SOPFEU, ont effectué différentes manœuvres pouvant survenir en situation d’urgence en forêt. L’objectif était de les entraîner, puisque la RIUSC a été formée il y a à peine un an. Ceux-ci ont afflué vers La Tuque en provenance de 13 régions du Québec.
«Pendant une année, on a formé, qualifié des gens et en fin de semaine, c’est un exercice à grand déploiement, précise Steve Boivin, directeur de la RIUSC. Cent intervenants ont été mobilisés sur le terrain à La Tuque. Ç’a permis de s’exercer réellement, parce que oui, c’est un exercice, on a simulé une catastrophe, mais réellement, on a alerté des réservistes, des volontaires, on a mobilisé des volontaires, la municipalité nous a envoyé les tâches, nous a transmis des besoins, des objectifs à atteindre. En plus on a transporté les gens, on les a hébergés, alimentés, les gens ont pris leur douche ici. Donc, on a vraiment testé le système puis de ce fait on va pouvoir l’améliorer le système pour les prochains mois, les prochaines semaines».
Un poste de commandement a donc été aménagé dans le stationnement du Colisée Denis-Morel où 74 réservistes ont été hébergées, dans des conditions identiques à celle qu’on retrouverait dans un centre d’hébergement temporaire.
Par exemple, ils ont dégagé un chemin près de l’Écocentre, où on a simulé qu’une tempête majeure avait bloqué avec des arbres. L’opération a été effectuée à la pluie battante comme dans de véritables conditions.
«Dans des conditions difficiles, mais avec des gens extrêmement motivés qui ont abattu le travail en trois heures et qui ont permis d’ouvrir la route pour accéder à des infrastructures critiques de la ville de La Tuque», observe Stéphane Huriet, commandant d’intervention de la SOPFEU.
Ils ont aussi fait du porte-à-porte de bienveillance pour sensibiliser les résidents de zones vulnérables et placé des sacs de sable dans un secteur où serait survenue une inondation.
Une opération, réelle, celle-là, aura permis d’enlever des arbres derrière le poste de la Sûreté du Québec en guise de mesures d’atténuation de risque d’incendie, conformément à une recommandation de la SOPFEU. Une trentaine de bâtiments ou de sites de tours de télécommunications de l’agglomération de La Tuque subiront le même sort. Il ne s’agit pas d’une coupe à blanc, mais d’une opération où on réduit le nombre d’arbres dans un secteur. «On réduit la quantité d’arbres et la densité de combustible. Par contre, ça demeure tout de même très esthétique, en étant beaucoup moins dangereux pour la propagation des incendies forestiers», ajoute le directeur adjoint du service des incendies de La Tuque, Alexandre Bilodeau.
Steve Boivin se montre satisfait de la fin de semaine, puisque l’opération a été menée dans des conditions qui ressemblent à celles qui pourraient survenir en situation d’urgence. Leur objectif est de libérer les intervenants des municipalités pour certaines tâches.
«On ne souhaite pas des drames, évidemment, mais on n’est pas à l’abri de certains sinistres ou d’événements majeurs qui pourraient nous causer des défis majeurs. (…) L’intervention de la RIUSC nous permet de nous préparer et de mieux comprendre les rouages, puis de tester vraiment notre capacité et notre structure en sécurité civile également », fait valoir Alexandre Bilodeau.
Steve Boivin a souligné la grande collaboration de ville de La Tuque et aussi de l’Association québécoise de recherche et sauvetage. La Croix-Rouge et la SOPFEU ont apporté leur expertise tout au long de la fin de semaine.
«C’est un bilan extrêmement positif et il faut savoir que les réservistes viennent sur leur temps personnel, ce sont des bénévoles. Si vous avez été sur le terrain, vous avez peut-être pu constater qu’en fait, nos réservistes ont le sourire aux lèvres, ils sont heureux d’être là», termine Stéphane Huriet.
Photos Michel Scarpino – Monlatuque.com







