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Important exercice de la Réserve d’intervention d’urgence en sécurité civile à La Tuque
Photo Depositphotos Une centaine de membres de la Réserve d’intervention d’urgence en sécurité civile (RIUSC) seront à La Tuque samedi et dimanche, 6 et 7 juin afin de participer à un exercice, soit une simulation de déploiement à grande échelle. Il s’agira d’une première pour cette nouvelle réserve.
L’objectif est de se préparer dans des conditions qui rappellent la réalité afin de bien intervenir si jamais survenait une situation d’urgence ou une catastrophe naturelle. Dans le cadre de cet entraînement, les réservistes effectueront quatre tâches. Ils feront du porte-à-porte pour sensibiliser la population sur les enjeux de sécurité lors de catastrophes naturelles, en plus de mettre en place un centre d’hébergement d’urgence fictif au Colisée municipal, avec un centre de commandement, qui leur servira aussi de logement durant l’exercice. Les réservistes auront l’occasion de gérer des débris pour libérer l’accès des infrastructures et construiront une digue avec des sacs de sable.
Il sera donc probable de voir des situations d’urgence inhabituelles sur le territoire de la ville, lors de ces deux jours. Il ne faudra pas s’en inquiéter puisqu’il s’agira d’une simulation.
L’intervention de la RIUSC pourrait s’avérer nécessaire dans le cas de sinistres. Les municipalités peuvent demander au ministère de la Sécurité intérieure le déploiement de la réserve dans de tels cas. On compte plus de 400 réservistes qui sont formés pour effectuer des interventions de sécurité civile.
Pourquoi La Tuque ?
D’abord, signale le directeur, de la RIUSC, Steve Boivin, c’est parce que la ville a levé la main. Puis, le fait qu’elle est éloignée des grands centres a aussi contribué.
La RIUSC a été mise en place en avril 2025. La Tuque sera donc la première destination où un entraînement de ce genre sera effectué. Mentionnons que la SOPFEU, la Croix-Rouge et l’Association Québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage sont des partenaires de la RIUSC.
« Nos communautés sont de plus en plus résilientes face aux aléas climatiques et à leurs conséquences. Je l’ai constaté sur le terrain lors des crues printanières : les équipes municipales sont proactives et agiles. Nous avons mis en place la RIUSC pour renforcer leurs capacités d’intervention sur le terrain lorsque celles-ci sont dépassées. L’exercice Résonance I est un pas de plus dans ces efforts qui permettent aux autorités municipales et régionales de compter sur des centaines de volontaires bien formés et prêts à répondre à l’appel. J’encourage d’ailleurs les personnes qui souhaitent mieux soutenir leurs communautés à s’inscrire aux camps de qualification de la Réserve, qui ont lieu régulièrement, un peu partout au Québec», affirme Ian Lafrenière, vice-premier ministre, ministre de la Sécurité intérieure et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit.
« Heureusement, aucun sinistre n’a nécessité le déploiement de la RISUC depuis sa création en 2025. Même si on souhaite ne pas avoir recours au déploiement de la Réserve, cet exercice est essentiel pour garantir une réponse efficace en cas de besoin, pour assurer un maintien des connaissances des mécanismes de coordination et de déploiement. Je remercie les centaines de bénévoles qui n’ont pas hésité à lever la main pour venir en aide à leurs concitoyens lors de sinistres», ajoute Éric Caire, adjoint parlementaire du ministre de la Sécurité intérieure (volet sécurité civile).
« Les citoyens de La Tuque et de la région ont été grandement affectés par la période des incendies de forêt au cours des dernières années. Je remercie les équipes locales et régionales pour leur travail incroyable. Notre région est toute désignée pour accueillir cet exercice, par son vaste territoire et ses réalités forestières», complète Marie-Louise Tardif, députée de Laviolette-Saint-Maurice.