Le programme PAUPME sera géré par le SDÉF

Michel Scarpino | 1 septembre 2026 | 14:41
(Image d'illustration Depositphotos)

C’est le service de développement économique et forestier qui aura le mandat de gérer le Programme d’aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME),  en marge de la dernière salve de tarifs douaniers du président Trump.

« Le but du programme est de maintenir en activité les PME qui vivent des difficultés financières causées par l’imposition de tarifs douaniers américains, le temps que des solutions pour y remédier soient trouvées et mises en place », explique le SDÉF. Les entreprises de la Haute Mauricie peuvent donc en bénéficier si elles en ont besoin.

Le PAUPME s’adresse :

• être inscrite au Registre des entreprises du Québec (REQ) depuis au moins deux (2) ans et avoir son siège social au Québec ;

• avoir généré un chiffre d’affaires d’au moins 200 000 $ et d’au plus 2 000 000 $ pour le dernier exercice financier terminé ;

• avoir démontré une rentabilité pour au moins un des deux derniers exercices financiers terminés ;

• démontrer qu’au moins 25 % du chiffre d’affaires de 2024 provenait directement ou indirectement des exportations aux États-Unis ;

• être affectée par les tarifs américains, en répondant à l’une des deux (2) conditions suivantes :  le chiffre d’affaires a connu une baisse d’au moins 20 % par rapport à l’année 2024 ; ou faire la démonstration que l’entrée en vigueur de tarifs américains à compter de 2026 pourrait réduire le chiffre d’affaires prévisionnel d’au moins 20 % ;

• avoir déposé, ou s’engager à déposer, au cours des 12 mois suivant l’octroi de l’aide financière, une planification des actions à mettre en place pour s’adapter à son nouvel environnement d’affaires et assurer la pérennité de l’entreprise (ex. : amélioration de la productivité et de la compétitivité, diversification de ses marchés ou de ses produits) ;

• présenter des perspectives raisonnables de rentabilité à moyen terme.

Rappelons que l’aide financière accordée prend la forme d’un prêt et que le montant est fixé autour de 75 % en besoin de liquidités de l’entreprise pour une période de 12 mois.