Temps d’attente sur la 155 | d’abord une opération de sécurité civile selon le MTQ
Photo capture d'écran Alors que des automobilistes ont déploré des temps d’attente pouvant atteindre jusqu’à cinq heures dans les secteurs environnant le km97 de la route 155, mardi, la porte-parole du ministère des Transports, Roxanne Pellerin, ne croit pas que les choses auraient pu être faites autrement. On sait que c’est à cet endroit qu’une opération de rehaussement de la route a dû être effectuée devant l’importante crue des eaux affectant la rivière Saint-Maurice.
D’entrée de jeu, elle rappelle que la situation en était une de sécurité civile en mesure d’urgence. L’objectif du ministère des Transports, a-t-elle évoqué, a été de ne pas couper entièrement le lien routier que la 155.
« Malheureusement, je pense qu’on n’avait pas le choix. Je pense que les gens n’ont pas bien saisi l’ampleur de la situation qui se passait en Haute-Mauricie », a-t-elle laissé entendre.
Elle ajoute que plusieurs communications ont été faites au cours de la journée de mardi alors que s’effectuaient les travaux de rehaussement de la route et que les médias, les municipalités, Québec 511, de même que des panneaux à messages variables ont diffusé de l’information.
Selon Roxanne Pellerin, le but était de maintenir le lien routier et cette opération a un coût. Plusieurs appels ont été effectués pour demander aux automobilistes de reporter les déplacements jugés non essentiels jusqu’à ce que le rehaussement de la route soit complété.
Le système de navette avec quatre remorqueuses a été mise en place pour les véhicules plus légers.
« Donc, dès qu’il y en avait une qui embarquait ou débarquait un véhicule, les deux autres faisaient le voyage. Donc, tout a été mis en place par le ministère pour diminuer autant que possible les impacts sur la circulation, mais on ne pouvait pas faire ce type d’intervention-là sans que ça se passe comme ça. Je pense que les gens sous-estiment aussi l’ampleur du travail qui a été fait. C’est une tâche colossale. Les équipes ont remonté de quatre pieds de haut une route inondée sur 700 mètres de long. Donc, c’était vraiment dans le but de sécurité civile de ne pas couper entièrement le lien routier. L’objectif n’était pas que ce soit fluide comme s’il n’y avait rien qui se passait. Ça n’aurait pas été possible », signale aussi la porte-parole du ministère des Transports.
Mercredi matin, les automobilistes qui ont emprunté la route 155 vers le sud ont fait part de temps d’attente beaucoup moins longs.