Une desserte de gaz naturel liquéfié pour l’usine de cogénération d’Opitciwan
Cette photo prise l'hiver dernier, montre l'avancement des travaux à Opitciwan. Photo courtoisie SCOO Le projet de centrale à la cogénération à la biomasse Onimiskiw Opitciwan a franchi une nouvelle étape, avec une collaboration avec une filiale d’Énergir, GM GNL.
Ce partenariat permettra la mise en place d’une desserte de gaz naturel liquéfié dans la communauté afin de faire fonctionner la centrale dans les quelques moments où il ne serait pas possible de le faire avec la biomasse.
Cela peut arriver dans des circonstances où on retrouve des corps étrangers dans la biomasse ou lors de toute situation qui peut avoir un impact sur l’opération de la centrale, affirme Grégoire Lemay, directeur général de la Société en commandite Onimiskiw Opitciwan.
«La mise en place d’une desserte en gaz naturel va venir assurer une production flable et sécuritaire pour la centrale et s’assurer que l’engagement par rapport au contrat avec Hydro-Québec (parce que Hydro-Québec demeure toujours celui qui va acheter l’électricité, il la redistribuer dans la communauté), s’assurer que tous les objectifs de production vont être rencontrés dans toutes les circonstances », précise M. Lemay.
Il nuance : le projet de l’usine de cogénération va consommer, à 95% de son temps, de la biomasse forestière.
«L’utilisation du gaz va être, dans un premier temps lors d’un démarrage à froid, donc après une maintenance ou un arrêt prolongé pour entretien. Pour allumer les feux, on a besoin d’un combustible un peu comme dans un bon vieux poêle à bois, chez les gens. Une fois que la combustion est lancée, c’est surtout s’il y a des variations dans la qualité du combustible, parce qu’étant donné qu’on va opérer 365 jours par année, il peut arriver dans des périodes d’hiver où la qualité du combustible, la biomasse est moins bonne. Donc l’apport du gaz naturel va venir stabiliser la combustion ».
Le gaz naturel sera amené par camion jusqu’à Opitciwan et sera conservé de façon cryogénique à -170 °C.
Un octroi de 3,6 M$ a été consentis par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie pour la mise en place de cette desserte de gaz naturel liquéfié.