Services de santé dans la région : La Tuque doit faire entendre sa voix, estime le Comité des usagers

Michel Scarpino | 22 juin 2026 | 14:42
Photo archives

C’est avec déception que la présidente du comité des usagers du Haut-Saint-Maurice de Santé Québec, Line Pilote a appris que les accouchements de femmes latuquoises se poursuivront dans des hôpitaux du sud de la région, au moins jusqu’en septembre.

Pour cette dernière, les familles vivent plusieurs impacts d’une telle situation.  

« Ce sont des impacts, dans le fond, à quelque part, émotifs, mais de l’angoisse que ça peut amener aussi de se retrouver tout seul. (…) Des impacts financiers, parce que le conjoint va voyager pour aller voir sa conjointe à l’extérieur (…) Puis c’est décevant de voir qu’on perd nos services comme ça, graduellement », ajoute celle qui craint de voir des mesures temporaires devenir permanentes.

Parent

Le comité des usagers s’est également impliqué la semaine dernière pour trouver des ressources afin d’opérer le dispensaire du secteur Parent, qui a fermé ses portes temporairement, il y a une dizaine de jours. Santé Québec Mauricie-et-Centre-du-Québec – Universitaire a multiplié les efforts pour trouver de la main d’œuvre.

«Cette fin de semaine-là, il y a eu l’accident où il y a eu cinq blessés.  Il y a eu une personne qui a fait un AVC. Tout est arrivé en même temps », a-t-elle aussi rappelé.

Une personne a été recrutée pour opérer le dispensaire, mais il faudra plus de ressources, estime Line Pilote : « La population augmente, à Parent, pendant l’été. De ne pas avoir de service, c’est toujours inquiétant.  Le CIUSSS fait des efforts pour faire des choses. Mais Santé Québec, eux, ils ne connaissent pas notre réalité. Le Haut-Saint-Maurice, c’est comme si on n’existait pas. Quand on parle de Mauricie, ça arrête à Grand-Mère ».

Celle qui représente aussi La Tuque au Comité des usagers d’établissements pense que la population devra se mobiliser pour faire savoir à Santé Québec qu’il y a des besoins importants à La Tuque.

«Il faut se battre pour ne pas perdre ça. Il y a des façons de se battre, c’est sûr. Se battre, ce n’est pas négatif, c’est défendre nos droits, nos droits d’avoir des services, même si on est une région éloignée. On n’est pas les seuls. On travaille fort. Sur le comité où j’ai été élue, sur le comité d’usagers d’établissement, les services de proximité étaient dans nos priorités ».

La présidente du comité des usagers milite également pour que des primes d’éloignement puissent être remises à certains membres du personnel, ce qui pourrait favoriser la rétention en Haute-Mauricie.