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Une centaine de syndiqués mis en lockout aux usines Siemens de Trois-Rivières
Le siège social de la multinationale Siemens, à Munich, en Allemagne, photographié le 9 novembre 2017 AP Photo/Matthias Schrader Le syndicat des Métallos rapporte, mercredi, que la multinationale Siemens a décrété un lockout à ses deux usines de Trois-Rivières. Une centaine de travailleurs sont touchés.
Les salariés de ces deux usines de Siemens Énergie travaillent à différentes étapes de la fabrication de transformateurs électriques, qui sont utilisés dans des infrastructures énergétiques.
Le syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, précise qu’il avait annoncé la tenue d’une assemblée générale de ses membres, samedi prochain, pour les consulter à savoir s’ils souhaitaient se doter d’un mandant de moyens de pression incluant la grève.
Les parties étaient déjà en conciliation et le syndicat affirme qu’il avait informé le conciliateur que, s’il obtenait son mandat de grève, il n’avait pas l’intention de l’exercer avant la prochaine séance de négociation, prévue le 1er mai.
Il se dit donc surpris qu’un lockout ait été subitement décrété par l’employeur à 5h30 mercredi.
Malgré le déclenchement de ce lockout, le syndicat affirme qu’il maintient son souhait de participer à une séance de négociation le 1er mai, comme prévu. Il souhaite donc que les discussions ne soient pas rompues.
Il ajoute qu’après 16 mois de négociations, la question salariale n’a toujours pas été abordée.
Dans une déclaration écrite transmise en fin d’après-midi, la direction de Siemens Énergie affirme pour sa part qu’«après 14 mois de pourparlers et près de 30 rencontres à la table et l’intervention d’un conciliateur, les négociations avec le syndicat des Métallos en vue du renouvellement de la convention collective se trouvent dans une impasse. De plus, certaines actions ont compromis l’ordre et la sécurité des employés de Siemens Énergie ainsi que le bon déroulement des négociations.»
L’employeur ajoute qu’il «souhaite poursuivre les négociations et collaborer avec le syndicat afin de conclure une entente mutuellement bénéfique permettant le retour au travail de ses employés».