Les propriétaires de taxis surveillent l’arrivée d’Uber dans un mois

À partir du 14 juin, l’application de chauffeurs du géant mondial Uber sera disponible dans tout le Québec. Cette expansion du service à La Tuque est surveillée par la seule compagnie de taxi de la région. 

Le propriétaire de Taxi La Tuque, Éric Pearson n’y croit pas trop « ici on appelle pour commander un taxi, on n’utilise pas l’internet pour ça ».

L’offre de taxis à La Tuque répond actuellement à la demande. Il semble donc difficile pour Uber de s’implanter : « Pour l’instant avec nos huit taxis on fournit la demande de la population ».

La tarification d’Uber varie en effet en fonction de l’offre et de la demande comme l’explique le gestionnaire des affaires publiques d’Uber pour le Québec, Jonathan Hamel :

Des normes strictes 

Les nouvelles normes imposées par le ministère rendent la tâche encore plus difficile ce que déplore Mr Pearson : « On aurait besoin d’être soulagée. Le prix de l’essence augmente et on doit payer nos cotisations, les taxes, les assurances ». 

En attendant, pour tenter de rallier des chauffeurs, Uber offre 1000 dollars aux 100 premiers chauffeurs qui compléteront 20 courses en région. Une manière d’attirer de la main d’œuvre bien qu’ils ne considèrent pas être impactés par la pénurie : « 74% de nos chauffeurs sont à temps partiel. Beaucoup utilisent ce travail comme un complément de revenus. Ce sont des monsieur et madame Tout-le-Monde ».