Les Latuquois vivent plus de situations de grande vulnérabilité comparativement à la moyenne québécoise

La ville de La Tuque fait partie des endroits en Mauricie où il y a un important indice de grande vulnérabilité selon une étude de la Fondation pour l’alphabétisation parue le 3 mai.

Cette étude, réalisée par l’économiste Pierre Langlois, démontre que les personnes qui vivent des problématiques de littératie ont de la difficulté à accéder à de bons emplois qui offrent une bonne progression salariale. Cependant, de l’autre côté, comme ces personnes vivent des situations de faibles revenues, il est beaucoup plus difficile de déployer des ressources et du temps pour l’apprentissage adulte, le raccrochage scolaire ou la requalification professionnelle. Selon Pierre Langlois, les deux phénomènes s’alimentent l’un et l’autre, créant une situation de grande vulnérabilité. On l’entend ci-dessous :

Pierre Langlois

À La Tuque, ce sont 8.12% des citoyens qui se retrouvent dans ce genre de situations de grande vulnérabilité. En moyenne dans la province l’indice est de 6%. En Mauricie, Shawinigan à un indice de 9.66% et Trois-Rivières a un indice de grande vulnérabilité de 7.49%. Chacune de ces villes se retrouve au-dessus de la moyenne.

Créer une arme à double tranchant

Si cette enquête met sur le papier un constat, elle propose aussi des solutions. Selon l’économiste, les programmes nécessaires existent, mais il faut les coordonner pour les rendre accessibles aux populations vulnérables. Il propose de combiner des aides financières à des programmes de formation : « l’enjeu est de leur donner l’oxygène financier pour leur permettre d’aller au bout de leur remise à niveau scolaire ».

Pierre Langlois

En tout, ce sont 400 000 Québécois qui auraient besoin d’aide. L’économiste explique que l’apport pour la société serait colossal : « ça aurait un impact d’un milliard de dollars sur le PIB québécois donc c’est à la fois du développement social, mais aussi économique ».