Communautaire à boutte | les organismes sont réunis pour faire savoir au nouveau gouvernement que les besoins sont grands

Michel Scarpino | 19 octobre 2026 | 11:21
Les responsables des six groupes communautaires réunis ce lundi matin au Centre municipal de ski. Photo Michel Scarpino - Monlatuque.com

Six groupes communautaires locaux se sont mobilisés en ce début de Semaine de l’action communautaire autonome. Ils se sont réunis au Centre municipal de ski pour une opération de visibilité alors que la mobilisation du mouvement le Communautaire à boutte de poursuit afin de faire savoir au nouveau gouvernement péquiste que les besoins de financement sont importants.

« On veut des rencontres avec le gouvernement. On espère que les babines vont suivre les bottines et que le financement soit là parce que les équipes sont sont essoufflées. On manque de personnel un peu partout et on n’a vraiment pas suivi l’inflation, pour ce qui est des subventions des organismes communautaires », résume Alexandre Lehoux, coordonnateur de la Maison de jeunes.

« On tient aux cinq rencontres que nous a laissé sous-entendre le Parti québécois », ajoute Nancy Giroux, directrice du Comité pour la défense des droits sociaux. Pour le mouvement le Communautaire à boutte, il est important de rencontrer le nouveaux gouvernements afin de s’assurer qu’on réponde aux besoins. Selon cette dernière, des gains ont été obtenus durant les précédentes grèves, mais la mobilisation doit se continuer.

D’autres moyens de pression pourraient se poursuivre, si on n’a pas une oreille attentive de Québec.

La question de l’itinérance est importante, mais également celle de la mission de tous les organismes, a rappelé Nancy Giroux : « Il y a l’éducation qui en a besoin pour le CAPE.  Il y a aussi en défense collective des droits où on en a besoin parce qu’on a notre financement, mais sur deux ans. Après ça, on n’a plus rien ».

Elle estime que l’argent qui est investi dans les groupes communautaires est bien utilisé pour le filet social.

« Les jeunes ont vraiment beaucoup de besoins. Je vous dirais que depuis la la pandémie, on voit  un certain changement. La maison des jeunes a vraiment une forte clientèle, c’est très fréquenté. On a des jeunes de tous les différents milieux et à deux animateurs, c’est difficile. Des fois, ils sont essoufflés. Ils travaillent l’après-midi, le soir, toute la semaine », ajoute Alexandre Lehoux selon lequel du financement additionnel pourrait permettre l’embauche d’un troisième animateur.