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La DPJ de la Mauricie—Centre-du-Québec était bien sous tutelle, soutient Carmant
(Crédit photo : Depositphotos) Le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, persiste : il y a eu tutelle à la DPJ de la Mauricie-Centre-du-Québec.
Il a été questionné par le député solidaire, Guillaume Cliche-Rivard, et la libérale, Brigitte Garceau, en Commission parlementaire pour les crédits budgétaires de la prochaine année.
En février, le ministère de la Santé expliquait à Arsenal Media que cette mesure s’applique légalement aux établissements en entier et non à une direction isolée. Le terme de pratique est donc « accompagnement », bien que l’intervention reste la même.
Le ministre rappelle qu’un responsable a été envoyé sur place, que la directrice de la protection de la jeunesse régionale précédente, Martine Scarlett, a été remplacée en janvier 2025, et qu’il y avait un suivi hebdomadaire avec son cabinet. Ces dispositifs confirment la tutelle selon lui.
Carmant n’avait d’ailleurs pas commenté le dossier à l’hiver, car il siégeait comme indépendant à l’époque et ne voulait pas s’ingérer dans les affaires gouvernementales.
Quelque 1500 dossiers en cours d’audit
Les parents concernés par les dossiers de 140 enfants retenus pour fin d’analyse n’ont pas encore été contactés.
C’est que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a ensuite demandé de poursuivre l’enquête avec les 1500 autres cas rapportés entre 2021 et 2023, à défaut de 27 heures consacrées pour chacun d’entre eux en moyenne.
Comme il est question d’un audit collectif, les conclusions seraient transmises une fois le travail terminé.
La députée libérale de Robert-Baldwin a fait part de ses craintes alors que des processus d’adoption pouvant être illégitimes sont en cours, mais en soulignant l’importance de regarder tous les dossiers puisqu’il s’agit d’une recommandation de la CDPDJ.
Elle réclame également qu’une vérification soit faite afin de s’assurer que des intervenantes fautives ne participent pas à l’enquête.
Rappelons qu’un rapport publié en avril 2025 révélait l’existence d’une culture organisationnelle à la DPJ de la Mauricie-et-Centre-du-Québec qui limitait « le développement ou le maintien des liens entre les enfants et leurs parents ainsi que de favoriser et d’accélérer des demandes d’admissibilité en adoption en violation des principes de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ). »
Le projet de vie devant être privilégié est celui du maintien ou du retour en milieu familial de l’enfant « à moins que cela ne soit pas dans son intérêt ».
Suivant la parution du document, Sonia Mailloux s’est jointe à la DPJ du CIUSSS MCQ du 22 octobre 2024 jusqu’au 12 janvier 2025 à titre d’accompagnatrice.
Après le départ de la direction, elle a été nommée à l’intérim dans un mandat prévu jusqu’en juillet 2026 afin de poursuivre les travaux d’amélioration continue.