Procès d’une femme accusée de voies de fait et de séquestration d’enfants atikamekw
Photo Michel Scarpino - monlatuque.com/ Une femme qui vit actuellement à Shawinigan, Chantal Charest, subit actuellement un procès au Palais de justice de La Tuque en lien avec trois chefs d’accusation de voies de fait et un de séquestration.
Trois personnes, des présumées victimes dont l’identité ne peut pas être dévoilée en raison d’une ordonnance de non publication, doivent témoigner lors de ce procès dont la durée serait de deux jours.
Radio Canada rapporte que les faits se seraient déroulés à La Tuque dans les années 2000, alors qu’elle était responsable d’une famille d’accueil pour enfants autochtones.
L’accusée de 58 ans a plaidé non coupable.
Parmi les témoignages entendus, une des présumées victimes a raconté mercredi matin avoir dû tourner sur ses genoux pendant une longue période dans la cuisine, les mains au-dessus de la tête. Elle affirme qu’elle avait des gales sur les genoux. Les exemples de punitions violentes se sont succédé.
Selon Radio Canada, les témoins entendus ont fait état des « brûlures, des menaces de mort, et de punitions parfois douloureuses » lorsqu’ils étaient turbulents. Noovo rapporte des cas où les enfants devaient rester très longtemps assis face au mur, sans pouvoir poser leur front. Le même média rapporte que Chantal Charest aurait fait subir « de mauvais traitements à des dizaines d’enfants placés sous sa garde ».
Les victimes alléguées ont aussi évoqué une « chambre à souris », une pièce sombre avec un matelas. Une personne a aussi affirmé avoir dû passer la nuit sur une chaise pliante avec la fenêtre ouverte, en plein hiver.
L’avocat de la défense, Me Serge Millette a tenté de s’en prendre à la crédibilité de témoin, soulignant qu’une d’elles avait revu Chantal Charest après la fermeture de sa résidence. « Je ne sais pas pourquoi je l’ai revue », a-t-elle simplement laissé tomber.
Plusieurs membres de la communauté atikamekw se sont rendues sur place, pour soutenir ces personnes qui vivent avec de lourdes séquelles.
La cause se poursuivra jeudi au Palais de justice de La Tuque.
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