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Ottawa ne concurrencera pas les investisseurs québécois, dit Champagne
Le ministre des Finances, Francois-Philippe Champagne, au centre, se dirigea vers l’annonce le lundi 27 avril 2026. Il est accompagné des députés Carlos Leitato à gauche, et de Rachel Bendayan à droite. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov Le premier fonds souverain au pays ne jouera pas dans les plates-bandes de l’écosystème québécois, comme la Caisse et les fonds de travailleurs, qui ont une expertise en investissement local, assure le ministre fédéral des Finances, François-Philippe Champagne.
Le gouvernement Carney a annoncé, lundi, son intention de créer un fonds souverain pour le Canada. Le premier ministre Mark Carney et le ministre Champagne ont chacun fait une annonce simultanée à Ottawa et Montréal, respectivement.
À Montréal, M. Champagne prévoit que les projets d’investissements à venir au Canada seront nombreux et le fonds souverain viendrait ajouter «un outil supplémentaire» pour mobiliser les capitaux nécessaires.
«On ne veut pas dédoubler ce qui existe, précise le ministre au cours d’une conférence organisée dans une salle de HEC Montréal. Comme je vous dis, on veut être partenaire avec d’autres qui font déjà une partie de ça.»
Le Fonds pour un Canada fort investira dans de grands projets canadiens dans des secteurs tels que l’énergie, les infrastructures, l’exploitation minière, l’agriculture et la technologie.
Ottawa fournira au départ un financement de 25 milliards $ sur trois ans pour investir aux côtés d’investisseurs privés. Les épargnants canadiens pourraient éventuellement cotiser à ce fonds.
Le fonds pourrait-il donner lieu à un crédit d’impôt sur l’investissement, comme les fonds de travailleurs? Est-ce que les cotisations seront plafonnées? Est-ce que les fonds devront être détenus un nombre minimal d’années?
Questionné par les journalistes, M. Champagne n’est pas entré dans les détails des modalités du fonds. Il souligneque des consultations doivent encore avoir lieu pour définir les paramètres du fonds.
Présente à l’annonce, la PDG du fonds de solidarité FTQ, Janie Béïque, accueille favorablement le projet. En mêlée de presse, elle souligne que les besoins en capitaux pour les grands projets d’investissements étaient considérables au Canada.
«Le plus d’argent possible qu’on est capable de fédérer pour ces projets-là, le mieux on va être, réagit-elle. Il y a une urgence à les mettre en place, ces projets-là.»