La fin du troisième secondaire à Parent ?

Michel Scarpino | 26 février 2026 | 11:16
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Le Centre de services scolaires de l’Énergie évalue actuellement la possibilité du retrait du niveau du 3e secondaire à l’école Notre-Dame-de-l’Assomption de Parent.

C’est ce qu’a confirmé la directrice adjointe aux communications, Amélie Germain-Bergeron. Celle-ci affirmait que les orientations finales allaient être prises en avril alors que le Centre de services scolaires est actuellement en processus de consultation à ce sujet.

Actuellement, l’enseignement secondaire est offert dans cette école jusqu’à la 3e secondaire. Les élèves de 4e et 5e secondaire doivent terminer leur parcours à l’école Champagnat.

Depuis le 30 juin 2025, le Centre de services scolaires doit respecter l’article 28 du régime pédagogique qui prévoit la promotion par matière à partir de la 3e année du secondaire. «Cette année, nous constatons qu’il est plus facile de travailler avec nos élèves lorsqu’ils sont en poursuite de leur 2e cycle dans la même école, puisque nous pouvons mettre des mesures alternatives à la reprise de la matière», explique Mme Germain-Bergeron. Le deuxième cycle englobe les secondaires 3, 4 et 5.

Les changements sont prévus pour la prochaine année scolaire, mais il n’y a aucun élève actuellement inscrit en 2e secondaire dans l’école de la rue Nationale. L’an prochain, il y aura deux élèves qui y termineront leur secondaire 2.

Rien n’est encore décidé. Puisque l’acte d’établissement des écoles est révisé annuellement, la directrice adjointe aux communications ajoutait que le Centre de services scolaires allait travailler l’an prochain à planifier ou réfléchir aux solutions qui s’offriront pour les élèves, pour 2027-2028.

Le conseiller municipal du secteur Parent, Christian Lequin, affirme que les Parentois sont très préoccupés par cette éventualité qui pourrait survenir dans l’avenir : «Perdre ce service-là, ça oblige les parents à déménager ou à envoyer leurs enfants ailleurs. Secondaire trois, c’est 14 ans. 14 ans, c’est jeune».

Il soutient qu’il comprend qu’il peut s’agir d’une question de nature administrative. «On n’est pas obligé de l’accepter. On peut voir s’il n’y a pas autre chose à faire», lance-t-il. Celui-ci craint que le milieu devienne moins attractif pour des familles qui souhaiteraient s’y établir.

Le comité de parents sera appelé à s’impliquer. M. Lequin affirme que des correspondances ont été envoyées au Centre de services scolaires et à la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif.