«L’usine est bien positionnée» – Pierre Pacarar

Michel Scarpino | 18 février 2026 | 07:14
Pierre Pacarar. Photo Michel Scarpino - Monlatuque.com

Revenant sur le dossier de la fermeture de la machine 4 de l’usine Smurfit-WestRock, le maire de La Tuque, Pierre Pacarar, s’est fait rassurant, mardi, lors de l’assemblée du conseil d’agglomération.

Cet ancien directeur de l’usine s’est montré optimiste quant à l’avenir de Smurfit-WestRock en Haute-Mauricie. Depuis plusieurs jours, de nombreuses rumeurs inquiètent le milieu pour l’avenir de l’usine, après l’annonce de la fermeture de la machine 4.

D’entrée de jeu, il a établi qu’il y a au moins 25 ans que cette machine est à risque en raison du coût de la fibre, un contexte difficile qui existe depuis de nombreuses années.

«Il y a du travail qui a été fait d’arrache-pied pour maintenir la machine en marche, aussi pour améliorer l’efficacité de l’usine et de réduire ses coûts», a rappelé le maire.

Le fait que l’usine ait introduit de la pâte recyclée et du bois franc n’aura pas suffi à contrer les effets du régime forestier : «Les coûts des résidus ont continué à monter. Depuis mon départ, en 2022, ç’a plus que doublé ».

Mais le sort était scellé pour la machine 4, a mentionné M. Pacarar qui a rappelé qu’un pareil équipement avait dû cesser ses opérations en 2012 à Matane.

Le clou dans le cercueil, croit-il, aura été un investissement de 500M$ pour la conversion d’un pareil équipement dans une usine de Somerset, dans le Maine, de l’entreprise européenne Sappi avec une production évaluée à quatre fois celle de la machine 4 de La Tuque.

Investissements substantiels

 Comme Latuquois, on a toujours su se revirer de bord, a relevé le maire, en tout début d’assemblée. On est des gens résilients, on est des gens de ressources et on est des gens de passion. Je peux vous dire que les investissements qui ont été faits à l’usine au cours des 10 dernières années ont été substantiels». Il a rappelé que des investissements totalisant 100M$ américains ont été apportés au fil des dernières années «pour le bénéfice de l’usine au complet et non pas la machine 4 uniquement».

Comme il l’avait mentionné la semaine dernière à Monlatuque, il croit que l’usine peut parfaitement fonctionner avec une seule machine : «C’est triste que la 4 soit fermée, mais les gens à l’usine vont être capable d’avoir un seul focus, c’est d’opérer la machine 3. C’est de rendre cette machine-là la plus performante en Amérique du Nord. Il n’y a aucune raison, avec les gens qui sont en place, que ce ne soit pas faisable».

Rappelons qu’une trentaine d’emplois seront perdus avec la fermeture de la machine 4. Toutefois, mardi, le groupe Rémabec annonçait le redémarrage prochain des activités de l’usine Arbec de Rivière-aux-Rats. En plus des 75 travailleurs qui retrouveront leur emploi en mai, 40 nouveaux employés y feront leur entrée dans des postes de journaliers, opérateurs et superviseurs. L’usine du secteur Parent pourrait aussi reprendre ses opérations au printemps après des mois d’inactivité.

Au cours de l’assemblée, le conseil d’agglomération a aussi formulé une demande d’intervention auprès du gouvernement du Québec, en lien avec le contexte forestier actuel.