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François Legault songe à rester député après le 12 avril
Lors de la réunion du caucus de la Coalition avenir Québec, le mardi 27 janvier, à Trois-Rivières, François Legault a été accueilli par Bernard Drainville et Christine Fréchette, deux députés et anciens ministres qui tentent de lui succéder à la tête du parti. (LA PRESSE CANADIENNE/Patrice Bergeron) François Legault songe à continuer de siéger comme simple député après le 12 avril, ce qui lui permettrait de toucher une indemnité de 300 000 $.
L’information, d’abord rapportée par «Le Journal de Québec», a été confirmée mardi par La Presse Canadienne.
M. Legault a annoncé le 14 janvier dernier qu’il démissionnera de ses fonctions de premier ministre dès qu’un successeur lui sera choisi, le 12 avril.
Or, selon son cabinet, il réfléchirait présentement à la possibilité de rester député de L’Assomption jusqu’au déclenchement des prochaines élections générales.
Cela lui permettrait de toucher une généreuse indemnité de départ — l’équivalent d’un an de salaire (300 069 $) — montant auquel il n’aura pas droit s’il décide de quitter avant la fin du mandat.
Selon le ministre de l’Agriculture, Donald Martel, l’Assemblée nationale devrait prévoir une exception pour les premiers ministres démissionnaires.
«Je pense qu’il devrait y avoir des règles par rapport à ça», a-t-il déclaré en mêlée de presse au caucus présessionnel de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui se tient mardi et mercredi à Trois-Rivières.
«Un premier ministre qui quitte, il me semble qu’on devrait prévoir ça», a-t-il ajouté.
Le député de Nicolet-Bécancour a confié aux journalistes qu’il connaissait M. Legault depuis plus de 20 ans et qu’il aimerait le voir rester jusqu’à la fin du mandat.
«De penser qu’on ne se verra plus à partir du mois d’avril, c’est difficile. Alors, si j’étais capable de rester proche de lui jusqu’en octobre, (…) je serais vraiment content», a-t-il dit.
Selon lui, M. Legault pourrait continuer de mettre à profit son expertise en économie.
«Je souhaite que François Legault reste un homme actif dans la tourmente économique qu’on va vivre dans les prochaines années», a déclaré M. Martel.
Interrogée à savoir si elle souhaitait voir M. Legault rester au caucus, la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, est restée coite. «Je vais laisser M. Legault décider», s’est-elle limitée à dire.
Sa collègue, la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, a également signalé qu’elle laissait le premier ministre réfléchir «au meilleur cours des choses».
«Je pense qu’on devrait être simplement heureux et reconnaissants de tout ce qu’il a fait pour les Québécois», a-t-elle glissé.
Dans l’histoire récente du Québec, aucun premier ministre démissionnaire n’a continué de siéger comme député d’arrière-ban.
Or, «il est pleinement légitime de demeurer député», a souligné lundi le chef de l’opposition officielle, Marc Tanguay. «Maintenant, c’est à lui de décider ce qu’il veut faire.»
Le Québec n’est pas «sur pause», assure Legault
Dans un discours émotif devant ses députés mardi, M. Legault n’a pas confirmé ses intentions, sinon de dire: «J’ai l’impression de vous donner un petit peu le bébé. Je vais suivre ça quand même à la télévision.»
«C’est un dernier caucus présessionnel pour moi. C’est avec un pincement au cœur que je vous vois aujourd’hui, mais je suis optimiste pour la suite, c’est ça qui est le plus important.»
D’ici là, il exhorte son équipe de «continuer à faire avancer le Québec».
«Il nous reste (…) quelques mois. (…). Il y a beaucoup de travail à faire. Je pense juste à ce qu’il se passe au Sud. L’urgence, c’est de préparer le Québec au nouveau monde dans lequel on va vivre», a-t-il dit.
Dans ce contexte, «pas question de mettre le Québec sur pause» en prorogeant la session parlementaire. Celle-ci s’ouvrira comme prévu le 3 février, a confirmé le premier ministre.
Même si la course à la chefferie de la CAQ causera des distractions, le gouvernement tient à faire avancer ses projets de loi sur la constitution, le renforcement de la laïcité et la gouvernance des syndicats.
De son côté, le ministre des Finances, Eric Girard, a déclaré mardi qu’il se gardait la «flexibilité» de déposer le budget du Québec à la fin-avril, après l’élection du nouveau chef caquiste.