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Le PCC réclame le retrait des taxes fédérales sur l’essence pour le reste de l’année
Le chef conservateur Pierre Poilievre lors d'une conférence de presse à Ottawa, le 2 avril 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld Le Parti conservateur du Canada appelle Ottawa à suspendre les taxes fédérales sur l’essence et le diesel pour le reste de l’année.
Le chef conservateur Pierre Poilievre a déclaré jeudi que la suppression de la taxe d’accise sur l’essence, de la norme sur les combustibles propres et des majorations de la TPS sur l’essence et le diesel permettrait d’économiser environ 25 cents le litre à la pompe.
Cette réduction, a-t-il ajouté, représenterait une économie d’environ 20 $ par plein, soit 1200 $ pour une famille moyenne de quatre personnes d’ici la fin de l’année.
M. Poilievre a indiqué que les prix avaient augmenté d’environ 35 % depuis le mois dernier, et a souligné que l’essence se vendait à plus de 2 $ le litre au Québec.
«C’est vrai, cette hausse est liée à la guerre en Iran (…), mais la cause de cette augmentation de prix à long terme, ce sont les taxes libérales chez nous», a-t-il déclaré.
Les prix du pétrole ont grimpé en flèche depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février.
Le conflit a interrompu les flux de brut dans le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique, et paralysé la production d’énergie dans certaines régions du Moyen-Orient.
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi soir que les États-Unis poursuivraient leurs frappes contre l’Iran pendant les deux ou trois prochaines semaines. Cette déclaration a fait bondir jeudi le prix du pétrole brut américain à plus de 110 $ US le baril.
M. Poilievre a affirmé que les Canadiens paient l’essence 20 % plus cher que les consommateurs américains en raison d’une combinaison de taxes et d’un dollar canadien plus faible.
M. Poilievre a soutenu que du carburant abordable était le moteur d’une économie forte.
Il a également fait remarquer que d’autres pays, notamment l’Australie, l’Espagne et l’Irlande, ont déjà pris des mesures pour faire baisser les prix de l’essence en réduisant les taxes sur les carburants.
«Plus c’est bas, mieux c’est, a-t-il soutenu. Chaque cent que nous pouvons économiser en taxes est une cent de plus dans la poche de ceux qui l’ont gagné.»
«Il est temps que le gouvernement fasse des économies, pour que les Canadiens n’aient pas à le faire.»
Ottawa surveille la situation de près
Interrogé mardi sur la possibilité de réduire les taxes sur l’essence, le premier ministre Mark Carney a répondu que le gouvernement «suivait la situation de près» et surveillait les prix du pétrole.
Il a également indiqué que la mise à jour budgétaire du printemps «serait le moment opportun pour répondre pleinement à cette question». La date de cette mise à jour n’a pas encore été annoncée.
John Fragos, porte-parole du cabinet du ministre des Finances et du Revenu national, a déclaré dans un courriel que le gouvernement «surveillait de près» la flambée des prix du pétrole provoquée par les perturbations dans le détroit d’Ormuz et ses répercussions sur le coût de la vie.
«Nous évaluons en permanence les mesures et les politiques visant à soutenir les Canadiens en cette période d’instabilité, tout en cherchant des moyens d’atténuer immédiatement les chocs de prix en aval et de rendre la vie plus abordable», a affirmé M. Fragos.
Le député néo-démocrate Gord Johns a raconté avoir organisé des réunions publiques dans sa circonscription et que les gens lui faisaient part de leur souhait de bénéficier d’un allègement face à la hausse des prix.
Il a également indiqué que ses électeurs lui demandaient que ce soient les entreprises pétrolières et gazières qui prennent en charge le coût de cet allègement.
«Toutes ces grandes entreprises pétrolières enregistraient déjà des bénéfices records avant la guerre et sont sûres d’en engranger encore davantage», a affirmé M. Johns dans un courriel.
M. Poilievre a estimé la perte de recettes fiscales qui en résulterait à 5,25 milliards $.
Il a expliqué que, pour couvrir le coût de cette baisse de recettes fiscales, le gouvernement devrait mettre fin à certaines «dépenses inutiles, comme le TGV libéral de 90 milliards $, le programme de confiscation des armes (…), les dépenses sur les consultants, la bureaucratie, le « BS corporatif », l’aide à l’étranger et les bonbons pour des faux réfugiés».
Alto, la société d’État chargée de superviser le projet de train à grande vitesse entre Québec et Toronto, estime le coût total de la ligne ferroviaire de 1000 kilomètres entre 60 et 90 milliards $, avec une date d’achèvement prévue en 2037.
La construction de la première phase de la ligne, reliant Montréal et Ottawa, devrait commencer en 2029 ou 2030.