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Emplois et industries lourdes : la Ville de La Tuque « dans un creux de vague », mais le soleil pointe à l’horizon
Le traditionnel Dîner du maire à La Tuque avait lieu le 31 mars dernier au Complexe culturel Félix-Leclerc. (Photo courtoisie) Selon le maire de La Tuque, Pierre Pacarar, la Ville est présentement « dans un creux de vague » en ce qui concerne ses activités industrielles. La fermeture de l’usine Arbec à Rivières-aux-Rats en est un exemple probant. Par contre, comme il l’a mentionné lors de son Dîner du maire, mardi, « quand tu es dans un creux de vague, qu’est-ce qui finit par arriver? Tu remontes. »
M. Pacarar était bien fier d’annoncer que des « investissements importants se faisaient présentement » pour l’usine Arbec : « Chapeau! » a-t-il lancé lors de son Diner de mardi. Non seulement la réouverture de l’usine serait imminente, mais de nouveaux emplois seraient également créer afin de l’opérer.
« Quand même pas mal de monde seront nécessaires pour faire fonctionner l’usine et ce n’est que sa phase 1. Il y a de belles choses de ce côté-là. Il y a des gens qui y croient. »
Pierre Pacarar, maire de La Tuque
D’un autre côté, malheureusement, les employés affectés à la Machine 4 de l’usine Smurfit WestRock perdront prochainement leur poste, alors que le maire de La Tuque a annoncé sa fermeture « pour permettre à la Machine 3 [plus grosse et performante] de rouler à son plein potentiel. »
Quant à la scierie Parent, M. Pacarar ne cache pas sa volonté de l’opérer davantage, selon les besoins.
Le maire Pacarar se veut également rassurant que « du travail est en cours pour favoriser la relève des travailleurs forestiers. » Étant président des Communautés forestières, M. Pacarar a à cœur d’aider les petites entrepreneurs qui peinent à y arriver et qui craignent de devoir fermer leurs portes faute de relève. Pierre Pacarar croit que la période électorale à venir au Québec sera une belle opportunité pour le secteur de mettre de l’avant les enjeux qui lui sont propres.
Un parc industriel lourd
La Ville de La Tuque n’a pas les espaces nécessaires pour accueillir une usine qui ne serait pas dans l’industrie forestière, comme une usine d’hydrogène ou une usine chimique : « Si un industriel lourd veut venir s’installer à La Tuque, la réponse est systématiquement « Non ». On n’a pas de place. On ne peut pas vous accommoder. C’est impossible, » a souligné le maire, Pierre Pacarar.
La Ville bénéficie déjà du site Vallières pour accueillir des industries forestières, mais elle envisage également la création d’un parc industriel lourd pour accommoder des usines chimiques et, du même coup, développer son économie.
La Ville propose donc la création d’un chemin qui partirait de la voie de contournement pour se diriger vers un nouvel espace qui serait entièrement dédié aux industriels lourds. L’objectif derrière la création de cet espace est d’être capable de répondre aux demandes reçues par la Ville pour ce type d’industrie, d’être capable de leur offrir une option et de ne pas se priver d’un apport économique important.
Le parc industriel lourd ne verra donc pas le jour si aucune industrie n’en fait la demande, le maire de La Tuque l’a bien clarifié. Le parc sera développé en fonction de l’intérêt, « mais si on veut être capable de le faire, on doit avoir le droit de le faire » a conclut Pierre Pacarar.
