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Des interventions publiques pour protéger un immeuble abandonné
L'édifice du 649, rue Élisabeth. Photo Michel Scarpino - Monlatuque.com Ces dernières semaines, la citoyenne Laurie Pelletier a multiplié les apparitions publiques sur les réseaux sociaux afin de dénoncer l’abandon d’un immeuble situé au 649, rue Élisabeth.
Mme Pelletier, qui est aussi courtière immobilière s’explique mal le fait que l’immeuble ait pu être abandonné pendant autant d’années.
Elle affirme qu’elle ne reproche rien à la ville, mais qu’elle voulait souligner le fait que la propriété est bloquée au niveau du registre foncier, ce qui empêche toute transaction, ajoutant que l’ancien propriétaire a fait faillite et que le syndic s’est désisté de la propriété.
« Le compte de taxes est sûrement envoyé à une adresse, mais il n’y a aucune réponse. La solution qu’on a pour régulariser les titres, c’est d’appliquer nos règlements en place avec la cour municipale pour recouvrement pour taxes non payées », affirme Laurie Pelletier.
« Pourquoi on a autant de bâtiments vides dans notre ville, pourquoi on a des bâtiments abandonnés ? », se demande-t-elle également.
Elle soulignait qu’à partir du 1er avril 2026 les municipalités devront avoir adopté un règlement sur l’entretien et l’occupation des bâtiments : «On va avoir des règlements, des lois, il faut les appliquer. On a beau avoir tous les règlements du monde, s’ils ne sont pas appliqués, ça reste figé».
Propriétaire introuvable
Le maire, Pierre Pacarar, a rappelé que le propriétaire de l’immeuble de la rue Élizabeth a été identifié, mais qu’il est introuvable. Le dossier est complexe.
« Ça fait partie de la complexité du dossier, il y a des créanciers qui sont impliqués, il y a la ville de La Tuque », indique le maire qui reconnait qu’il y a dix ans que ce dossier traîne et n’a pas été traité en priorité.
La dernière chose avec laquelle la ville veut se retrouver, c’est d’avoir vendu la maison et que l’ancien propriétaire se manifeste après des rénovations.
M. Pacarar affirme vouloir s’assurer que la transaction se fasse de façon libre de tout recours de la part du propriétaire du passé et des créanciers.
Pierre Pacarar précise cependant que le travail se fait : « Cet été il y a eu une demande d’une citoyenne et il y a du travail qui a été entrepris et qui se poursuit. On veut le régler ce dossier-là. La maison elle est quand même très rénovable et on aimerait bien qu’il y ait un jour une famille qui l’habite ».
Impossible de traiter ce dossier sans aborder celui du Brown Community club, cet édifice de la rue Beckler qui a longtemps servi de lieu de rassemblement et de spectacle. Les Chevaliers de Colomb en avaient fait leur quartier général pendant des décennies.
Le maire rappelle que l’édifice n’est pas orphelin, puisqu’il appartient à Smurfit WestRock.
«Si les gens allaient dedans, ils seraient très déçus. Malheureusement, il n’a pas été chauffé pendant quelques années et ce qu’on retrouve là, c’est une vue du passé, avec des trous dans les murs, des infrastructures qui sont fatiguées. C’est un beau bâtiment de l’extérieur, mais à l’intérieur, c’est complètement révolu».
Il a été cité immeuble patrimonial en 1988. « Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s’applique à l’enveloppe extérieure du bâtiment », peut-on lire sur le site web du ministère de la Culture et des Communications.

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