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Fécondité | La Tuque affiche un fort taux
Photo Depositphotos Avec la collaboration de Claude Marquis
La fécondité a atteint un niveau historiquement bas au Québec, en 2024, avec 1,33 enfant par femme. Mais qu’en est-il dans les régions ? Un nouveau rapport de l’Institut de la statistique du Québec, dévoilé jeudi, fait état des disparités régionales de fécondité.
Pour la première fois, des données sur la fécondité à l’échelle des municipalités régionales de comté (MRC) sont disponible dans le Bulletin sociodémographique de l’Institut de la statistique du Québec (voir le tableau plus bas).
Avec un indice de fécondité de 2,36 enfants par femme, entre 2021 et 2023, l’agglomération de La Tuque se classait au 3e rang parmi les MRC ou territoires ayant le taux le plus élevé au Québec soit tout juste derrière le secteur de Kativik (3,14) et celui de Eeyou Istchee (2,38).
En revanche les régions de Montréal (1,22), Rimouski-Neigette (1,32) et Sherbrooke (1,32) affichent les taux les plus bas pour la même période.
Dans la région
Avec un indice de fécondité de 1,39 enfant par femme, en 2024, la Mauricie se situe au-delà de la moyenne provinciale (1,33) et au quatorzième rang des régions administratives. La région de Montréal est la région qui présente la plus basse fécondité avec 1,11 enfant par femme, en 2024.
L’indice synthétique de fécondité correspond au nombre moyen d’enfants qu’auraient un groupe de femmes, si elles connaissaient, tout au long de leur vie féconde, les niveaux de fécondité par âge d’une année ou d’une période donnée.
Âge moyen de la maternité
Alors qu’à l’échelle provinciale l’âge moyen de la maternité est de 31,4 ans, en Mauricie, on donne naissance en moyenne à 30,1 ans.
En termes d’âge pour la fécondité, des régions présentent un profil relativement jeune, soit le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches et le Centre-du-Québec. Dans ces régions, les femmes de 25-29 ans demeurent celles qui affichent la fécondité la plus élevée, en 2024.
La maternité internationale
Le portrait international de la maternité au Québec a beaucoup changé depuis le début des années 2000, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec.
En 2001, 3,1% des nouveau-nés en Mauricie avaient, au moins, un parent né à l’étranger. En 2024, ce taux a bondi à 17,8%.
Selon le rapport de l’Institut de la statistique du Québec, la France, la République démocratique du Congo et le Maroc sont les trois principaux pays de naissance des parents nés à l’étranger et qui résident en Mauricie.
Union libre vs mariage
Laval, Montréal et l’Outaouais sont les seules régions du Québec où les naissances issues de mères mariées demeurent plus nombreuses que celles issues de mères en union libre.
Dans toutes les autres régions, la majorité des naissances est attribuable à des femmes en union libre. La part de celles-ci s’élève même à tout près de 70% en Mauricie et à plus de 70% dans le Centre-du-Québec, sur la Côte-Nord, en Abitibi-Témiscamingue, en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, et jusqu’à 81 % dans le Bas-Saint-Laurent.
